L’accord UE-Mercosur, en cours de ratification fin 2025, suscite une opposition massive en France, notamment dans le secteur agricole. Il prévoit la suppression de plus de 90 % des droits de douane entre l’Union européenne et les pays du Mercosur (Brésil, Argentine, Uruguay, Paraguay), mais soulève de fortes inquiétudes sur la concurrence déloyale, les normes sanitaires et environnementales, et la survie des exploitations françaises.
Accord UE-Mercosur : quels enjeux pour les exploitants agricoles français ?
- Le Mercosur est un marché commun regroupant le Brésil, l’Argentine, l’Uruguay et le Paraguay.
- L’accord UE-Mercosur, négocié depuis plus de 20 ans, vise à supprimer plus de 90 % des droits de douane sur les échanges commerciaux.
- En novembre 2025, l’Assemblée nationale française a adopté à la quasi-unanimité une résolution invitant le gouvernement à s’opposer à cet accord .
- Emmanuel Macron a confirmé que, « en l’état », la France opposerait un non très ferme à la ratification .
Les points clés de l’accord
- Ouverture des marchés agricoles : importations massives de viande bovine, volaille, sucre et éthanol en provenance du Mercosur.
- Exportations européennes : opportunités pour l’industrie automobile, pharmaceutique et les services.
- Normes divergentes : les pays du Mercosur appliquent des standards sanitaires, environnementaux et sociaux moins stricts que ceux de l’UE.
- Enjeux climatiques : risque d’accélération de la déforestation en Amazonie, dénoncé par ONG et syndicats agricoles .
Conséquences pour l’agriculture française
- Concurrence déloyale : les exploitants français craignent une mise en péril de leurs revenus face à des produits importés moins chers.
- Pression sur les filières bovine et avicole : secteurs déjà fragilisés par les coûts de production élevés.
- Perte de souveraineté alimentaire : dépendance accrue aux importations.
- Mobilisation syndicale : la Confédération paysanne et d’autres organisations agricoles se mobilisent activement contre l’accord .
Position de la France
- Opposition ferme : unanimité des députés français contre l’accord.
- Conditions exigées : clauses de sauvegarde, contrôles aux frontières, respect des normes environnementales et sociales .
- Tensions diplomatiques : le président brésilien Lula pousse à la conclusion de l’accord, mais la France reste en retrait.
- L’accord n’est pas encore ratifié : il reste soumis à des votes européens en décembre 2025.
- Les exploitants agricoles français sont directement concernés, notamment dans les filières bovine, avicole et sucrière.
- La vigilance est de mise : il est essentiel de suivre l’évolution des négociations pour anticiper les impacts.
- Les exploitants peuvent se préparer en renforçant la traçabilité, la qualité différenciée et en valorisant les labels (AOP, bio, circuits courts).


